Comment être plus AERO!!

Comment être plus AERO!!

Il y a quelques jours j’ai parcouru 700 km en voiture dans le but de sauver quelques watts! C’est ce que l’on appelle des MARGINAL GAINS!

Je suis allé à New Hamburg, en Ontario pour utiliser le VIRTUAL TUNNEL de STACPerformance.
Voici mon entrevue avec Andrew Buckrell de Stac Performance dans laquelle on parle de leur rouleau qui ne fait aucun bruit, le STAC ZERO. On parle aussi, évidemment, d’aérodynamisme et Andrew donne quelques trucs pour être plus Aéro. On parle également de drafting entre cyclistes et avec les motos lors des triathlons.

https://soundcloud.com/user-549034918/comment-etre-plus-aero
 

https://itunes.apple.com/…/podcast/leblogdutr…/id1195626753… 

Le podcast est présenté par Kronobar! Utilisez le code antoinejd pour un rabais!
Et suivez moi sur les réseaux sociaux: Antoine Jolicoeur Desroches – triathlete & photographe + @antoienjdtri

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Je me suis toujours demandé quelle position est la plus aérodynamique en vélo de route. Bien que dans une course ITU avec drafting l’aérodynamisme est moins important que dans un 70.3 ou Ironman, il y a quand même des occasions dans les courses où on est isolé. Dans ces situations c’est important d’être le plus aérodynamique possible peu importe si vous faîtes une attaque ou tentez de rejoindre le peloton à l’avant.

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La position de la tête et même l’angulation du casque sur votre tête a un gros impact sur l’aérodynamisme. Par exemple, l’image ci-dessus est beaucoup plus aérodynamique que l’image du bas, bien que les deux positions sont pratiquement identiques. Il faut que la pointe de votre casque aéro touche pratiquement votre dos et que votre tête reste immobile durant tout le triathlon. À chaque fois que votre tête bouge, surtout si vous vous retournez vers l’arrière pour regarder vos compétiteurs, la pointe de votre casque prend dans le vent et vous perdez beaucoup d’aérodynamisme.

 

80 % de la drag est créée par votre corps donc il vaut mieux investir dans un bon positionnement et quelques sessions de testing en virtual tunnel que de dépenser beaucoup d’argent pour avoir les meilleures roues ou le meilleur vélo. Il est important de trouver une position aérodynamique qui est aussi assez comfortable pour que vous puissiez pousser la puissance désirée.

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La position de vos bouteilles d’eau a un gros impact sur l’aérodynamisme. Évitez de mettre des bouteilles sur votre cadre puisque ça nuit à l’aérodynamisme de votre vélo. Plutôt mettez un porte bidon entre vos avant-bras ou à l’arrière de votre selle.

 

Liens intéressants:

https://www.trimes.org/2017/06/est-il-possible-de-drafter-en-toute-legalite-pourquoi-les-courses-des-pros-sont-a-mettre-en-doute/

http://triathlonmagazine.ca/feature/how-much-does-drafting-really-affect-your-bike/

 

La Panthère Rose!

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Je vous présente mon vélo Garneau Gennix TR1.

Équipement:

Garneau Aero Helmet P-09

Shimano Pro disc wheel with tubulars

Either Shimano Dura Ace C35, C50 or C75 at the front depending on the conditions

Cobb Max saddle

Profile Design aero bars

Rotor Q-Ring Flow crank — oval with a 54-39 set-up

Polar Keo power pedals

Polar V650 bike computer

Calendrier Saison 2017

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À l’approche de la saison 2017, j’ai décidé de partager mon calendrier de mes compétitions pour la saison prochaine. Évidemment, il est possible que je modifie mon calendrier tout dépendent de mon niveau de préparation mais voici les courses que je pense faire pour la première partie de la saison. Mes objectifs étant de me qualifier au Championnat du Monde de 70.3 et ITU Longue Distance j’ai l’intention de prendre part à plusieurs 70.3s en début de saison pour accumuler suffisamment de points. En effet, pour se qualifier au championnat du monde de 70.3 en tant que Pro, on doit accumuler des points en participant à plusieurs courses et les 5 meilleurs résultats comptent. Étant donné que mon calendrier de compétition pour la deuxième partie de ma saison dépend de ma qualification au Championnat du Monde, je n’ai pas planifié mes courses pour le reste de la saison. Si je me qualifie, je vais probablement prendre part à un camp d’entraînement pour m’y préparer, mais dans le cas échéant je vais prendre part à d’autres 70.3s (Ironman ou Challenge). Je vais bientôt partager un article sur le site de Garneau, sur la préparation pour une course dans la chaleur lorsque l’on s’entraîne l’hiver au Québec

Je suis très excité de débuter ma saison dans moins d’un mois!!

70.3 Puerto Rico : 19 Mars

70.3 Galveston, Texas: 2 Avril

70.3 Ste-George, Utah (Championat Nord-Américain): 6 Mai

70.3 Chattanooga: 21 Mai

70.3 Raleigh: 4 Juin

70.3 Tremblant: 25 Juin

Championnat du Monde ITU Longue Distance: 27 aout 

Championnat du Monde 70.3: 9 Septembre

 

 

 

Camps d’entraînement en Arizona

J’ai passé trois superbes semaines en Arizona du 25 décembre au 15 janvier. J’ai débuté mon camps d’entraînement à Tucson avec mon père. Tucson est un endroit idéal pour s’entraîner en hivers et il y a de nombreuses routes pour rouler et plusieurs trails pour courir. J’en ai profité pour faire beaucoup de vélo à basse intensité. J’ai aussi nagé et couru mais la priorité de la première portion du camps était de faire du volume en vélo.

Pour la la deuxième portion du camps je me suis rendu à Phoenix pour m’entraîner avec plusieurs athlètes du Québec ainsi que quelques athlètes de l’équipe canadienne et américaine de triathlon. À Phoenix, on a fait beaucoup plus de travail de qualité, donc des intervalles à haute intensité. C’est très différent de s’entraîner avec des triathlètes élites de haut niveau et ça permet d’améliorer des aspects de mon entraînement qui sont souvent négligés chez les athlètes de longue distance. Par exemple, on a fait des intervalles de natation à des vitesses supérieures à ma vitesse de course, par exemple vitesse de 400 m et vitesse 1500m. Également, en vélo, on a fait des intervalles en peloton à vitesse de course de triathlon courte distance. Lorsque l’on roule en peloton, la puissance générée varie énormément puisque lorsque l’on est en avant du peloton on doit fournir un effort considérable et lorsque l’on est à l’arrière c’est beaucoup plus facile. C’est très différent que de fournir un effort constant pour 90 km. Le fait d’effectuer un type d’entraînement complètement différent est très bénéfique puisque ça permet de developper d’autres aptitudes physiologiques.

Voici quelques photos du camps:

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(Photo par Gabriel Legault)

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(photo par Jean Desroches)dsc09173dsc09162dsc09044dsc09043dsc09012dsc09006dsc09004dsc08975dsc08955

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(photo par Pierre-Yves Gigou)

« Maman c’est fini! »

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« Maman, c’est fini! »

C’est déjà la saison morte! Et oui, ma saison de compétition est terminée et c’est le temps de récupérer et de me préparer pour la saison 2017. C’est aussi l’occasion d’analyser ma saison et d’identifier mes erreurs, mes faiblesses et aussi mes accomplissements.  Au lieu de faire un long et ennuyant résumé de ma saison, voici plutôt un vidéo résumant ma saison, ainsi que le vidéo du Championnat du Monde ITU Longue Distance et du 70.3 Miami.

 

Compétitionner contres ses idoles de jeunesse

Il y a 5 ans de cela je participais au 5150 de Boulder (triathlon Olympique sans sillonage). Je compétitionais dans la catégorie Élite Amateur et j’ai eu l’occasion de regarder les Pros compétitioner et d’assister à la conférence de presse du triathlète Américain Tim O’Donnell.

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J’ai pu lui serrer la main et lui demander d’autographier mon magazine Triathlete que j’ai conservé depuis ce temps dans ma chambre. Rencontrer cette star du triathlon ainsi que les autres triathlètes Pros m’a évidemment donné le goût de devenir Pro mais c’était plutôt un rêve et non un objectif réaliste et tangible. Quand j’ai vu le nom de Tim O’Donnell sur la liste de départ du 70.3 de Timberman, j’étais content d’avoir la chance de rivaliser avec ce triathlète qui m’a motivé à poursuivre mon rêve de devenir un triathlète Professionnel.

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Sur la ligne de départ je me place complètement à la droite pour pouvoir nager sans me faire frapper. Après quelques mètres je suis en tête côte à côte avec un autres triathlète et O’Donnell, qui s’était installé à côté de moi sur la ligne de départ, est dans mes pied. Je décide d’accélérer pour prendre la tête et durcir la course. Je me sens en contrôle et confortable et je sors premier avec deux triathlètes dans mes pieds mais avec une avance sur le plus gros groupe. La transition à Timberman est très proche de la natation donc j’enfourche mon vélo rapidement derrière l’auto du meneur avec l’écran indiquant le temps. Le temps indiqué semble lent, mais j’ai appris après la course que le parcours de natation était trop long pour les Pros et ils l’ont ajusté après pour les autres départs.

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Bien que mon wattage de 70.3 est autour de 310 watts je pousse environ 350 watts pour la première portion du parcours afin d’augmenter mon avance et d’empêcher la formation d’un gros peloton. Après un peu moins de 10 km Tim O’Donnell me rattrape et je le suis « facilement » sur le plat et dans les côtes. Par contre dans les faux-plats descendants et les descentes je perds de la distance parce que je roule avec un compact et avec la roue que j’ai empruntée pour la course je ne suis pas capable de me mettre sur ma plus petite casette. C’est très frustant! Au moins je sais que je vais recevoir mon nouveau pédalier 54-39 prochainement et que je vais pouvoir emprunter une roue pleine pour le reste de la saison. À 40 kilomètre, le uber-biker (et « ancien » dopé) Michael Weiss, Tyler Butterfield, Justin Rossi et Leon Griffin me rattrapent. Malheureusement, je ne suis pas capable de les suivre dans les longs faux-plats descendants et Weiss, Butterfield et Rossi s’échappent. Je reste derrière Griffin pendant un certain temps mais je vois qu’il commence à ralentir, donc je le dépasse.

 

Je croise Tim O’Donnelle sur le côté de la route en train de changer une crevaison. Je suis donc 4e et le nouveau meneur est Weiss. Au début de la course à pied mes jambes sont relativement fraîches. Le fait que je ne pouvais pas pousser autant que je l’aurais voulu en vélo dû à mes problèmes techniques et d’équipement a un côté positif! Mon entraineur Pierre-Yves Gigou me signale que Rossi ralentit et que je peux le rattraper. En effet, après seulement 5 km je me rapproche de celui-ci mais O’Donnell est maintenant juste derrière moi. Je m’attends à ce qu’il me dépasse immédiatement mais à ma grande surprise il reste à quelques mètres derrière moi pendant quelques kilomètres. Surpris, je me retourne constamment. O’Donnell et moi dépassons Rossi et sommes donc en 3e position. Je me sens très bien et je suis très excité de courir aux côtés de ce triathlète. Il me demande quelle est l’écart avec le premier et je lui dit qu’on avait environ 5 minutes de retard au début la course à pied. Lorsque Chris Baird (qui termine 3e avec un temps de course à pied de 1 :14) nous dépasse à environ 10 kilomètres je ne peux m’accrocher et O’Donnell tente de s’accrocher à Baird. Peu longtemps après j’ai une grosse crampe à l’estomac et j’ai l’impression qu’on me rentre un poignard dans le ventre. Je m’arrête à plusieurs reprises pour me masser le ventre et marche un peu ce qui est très décourageant puisque je perds beaucoup de temps (plusieurs minutes) et des positions. Je réussis à recommencer à courir et la crampe disparaît. Par contre Taylor Reid m’a dépassé et Thomas Gerlach est très proche. Je donne tout ce qu’il me reste pour ne pas qu’il me dépasse mais il me double à environ 4 km de l’arrivée et je termine en 7e position en 3 :59 :58. C’est mon deuxième temps sous les 4h mais dans un parcours beaucoup plus difficile et la première fois que je reçois une bourse lors d’un Ironman 70.3.

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Bien que je suis très content du résultat, je ne peux m’empêcher d’être déçu d’avoir perdu du temps à cause de ma roue et mon pédalier et mes crampes en course à pied. J’ai fait l’erreur de me tromper de verre dans la station d’eau et j’ai bu du Gatorade au lieu du Coke et, comme à Tremblant, je n’ai pas été capable de l’assimiler. On apprend de nos erreurs! La prochaine fois je vais signaler aux bénévoles que je veux du Coke pour être certain de ne pas boire du Gatorade par erreur!

 

Je me prépare maintenant pour le Championnat du Monde ITU Longue distance (4km-120km-30km) le 25 septembre et le 70.3 de Miami le 23 octobre. En participant au 70.3 de Timberman et Miami j’espère accumuler des points pour me qualifier pour le championnat du monde de 70.3 l’année prochaine.

 

Félicitations à tous ceux qui ont participé au 70.3 de Timberman, ainsi qu’à ceux qui ont bravé les intempéries lors de l’Ironman de Tremblant!!

70.3 Tremblant recap & Comment s’améliorer en vélo

Il y a un an de cela, le 70.3 de Tremblant était mon premier 70.3 en tant que Pro et seulement mon deuxième 70.3 à vie. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’avais toujours un petit doute si j’avais pris la bonne décision d’arrêter les triathlons ITU (avec sillonage) pour faire du triathlon de longue distance. Le résultat était satisfaisant : 4 :10 et 13e position. Toutefois, bien que j’avais mené en vélo pendant plusieurs kilomètres, mon temps de vélo de 2 :19 était très loin du temps de Sanders de 2 :03 et du temps des autres triathlètes qui étaient autour de 2 :06-2 :07. C’était plutôt décourageant de constater l’écart de temps entre les meilleurs triathlètes et moi mais c’était aussi, en même temps, une source de motivation pour m’améliorer en vélo.

 

Cette année, mon temps à l’arrivée était de 4 :04 et mon temps de vélo était de 2 :10 :31, soit 9 minutes de plus rapide que l’année dernière. Je suis toujours loin du temps de 2 :02 :29 de Sanders mais mon temps est similaire à celui de plusieurs très bons cyclistes dont Trevor Wurtele (2 :08 :26), Chris Leiferman (2 :07 :12), Cody Beals (2 :08 :54), Taylor Reid (2 :10 :55).

 

Plusieurs facteurs expliquent cette progression en vélo. Premièrement, cette année, j’avais la confiance de pousser en vélo. Cette confiance vient majoritairement des entrainements de vélo que j’ai fait dernièrement en vélo ainsi que du 70.3 de Raleigh durant lequel j’avais décidé de tout donner en vélo pour tester mon niveau dans cette discipline (http://triathlonmagazine.ca/feature/antoine-j-desroches-learned-ironman-70-3-raleigh/).

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(photo de Julien Heon)

Deuxièmement, ma façon de m’entraîner est complètement différente à celle de l’année précédente. En effet, cet hiver, j’ai majoritairement fait des intervalles très courts et à haute intensité et j’ai aussi suivi un plan de musculation spécifique pour le cyclisme qui incluait des exercices à haute charge mais à basse répétition (https://leblogdutriathlete.com/2015/12/15/cest-la-saison-de-la-musculation/). Toutefois, plus la saison approchait, plus mes intervalles devenaient long et à une intensité similaire à celle d’un 70.3.

 

Troisièmement, j’ai accordé une attention très particulière cette année à mon équipement et mon positionnement. J’ai pris beaucoup de temps et d’argent (parce que bien que j’ai le support de commanditaires je dois quand même payer pour une partie de mon équipement) pour pouvoir sauver du temps en étant plus aérodynamique. Mon nouveau Garneau Gennix Tr1, avec changement de vitesse électronique, est définitivement plus aérodynamique de mon ancien vélo et le fait d’opter pour une roue pleine cette année fut la bonne décision. Avec l’aide de Garneau et Alphamantis, on a testé ma position en vélodrome pour être le plus aérodynamique possible. On a constaté qu’une position avec les avant-bras levées était la meilleure pour moi. J’ai aussi testé une dizaine de selles avant de finalement trouver une selle qui me convenait (cobb saddle Max). Également, le fait d’avoir un powermeter (polar keopower) m’a permis de ne pas trop pousser au début du vélo, comme je l’avais fait l’année précédente, et de mieux gérer mon effort.

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70.3 Tremblant 2016 (photo de Trimes)

Quatrièmement, cette année j’ai opté pour système d’hydratation plus aérodynamique et plus léger. J’ai remplacé ma bouteille sur le cadre par une bouteille aéro et j’ai enlevé la bouteille derrière la selle pour être plus léger dans les côtes. Bien que cette décision m’a aidé à être plus rapide en vélo, je crois que cela m’a toutefois nuit puisque ma bouteille aéro est tellement difficile d’accès que je ne l’ai pas utilisé et je n’ai pas bu assez. Également, j’ai dû prendre du gatorade à la station d’eau étant donné que j’avais seulement une petite bouteille avec ma boisson énergétique sur mon vélo, est cela m’a donné de grosse crampes à l’estomac en course à pied. J’avais tellement mal que j’avais de la difficulté à courir, donc les quelques secondes sauvées en vélo ne valaient pas les minutes perdues en course à pied.

 

Donc pourquoi j’écris tout ceci?

Tout d’abord, c’est pour vous donner quelques conseils pour que vous puissiez, vous aussi, vous améliorer en vélo, mais c’est surtout pour montrer que tout est possible si on s’applique et que l’on travaille très fort, mais surtout si l’on croit en soit. Lorsque l’on se donne des objectifs qui peuvent sembler inatteignables, de nombreuses personnes vous diront que ce n’est pas possible et que ça ne vaut même pas la peine d’essayer. C’était le cas pour moi quand j’ai décidé de faire des 70.3s au lieu des courses avec sillonage. Étant donné que j’étais un bon nageur et pas un très bon cycliste ni coureur c’était un bon format de course pour moi puisque je pouvais faire parti du premier peloton en vélo et dû à l’effet de sillonage c’est plus facile de rester avec le peloton. Beaucoup de gens, incluant mon entraineur à l’époque, croyaient que ce n’était pas une bonne idée de faire des 70.3s puisque je n’étais pas un bon cycliste. Mais avec beaucoup d’acharnement j’ai pu convertir cette faiblesse en force. C’était aussi le cas lorsque j’ai commencé les triathlons avec sillonage. Je n’étais pas un bon nageur, encore moins en eau libre, et j’avais de la difficulté à sortir avec les premiers en natation donc j’étais dans un peloton à vélo à l’arrière. J’ai mis toute mon énergie pour améliorer ma technique, mais surtout ma confiance en soi en natation en eau libre, et la natation est devenue ma force.

 

Donc, peu importe si vous voulez participer à votre premier triathlon initiation, votre premier triathlon avec sillonage, votre premier Ironman ou si vous voulez devenir Pro, l’important ce n’est pas ce que les gens autour de vous pensent et disent, l’important c’est que vous croyez en vous. Si vous avez confiance que vous pouvez atteindre votre objectif et si vous donnez tout ce que vous avez, vous allez accomplir de grandes choses.

 

« Reach for the moon. Even if you miss, you’ll land among the starts. »

  • Norman Vincent Peal

Voici quelques photos et une description du déroulement de la course.

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photo par Julien Heon

En prenant les devants en natation je voulais prendre le plus de temps possible aux moins bons nageurs. Cela m’a permis de prendre les devants en vélo jusqu’au kilomètre 40-45, jusqu’à ce que Sanders me dépasse. Chris Leiferman m’a ensuite dépassé dans le chemin Duplessis et Trevor Wurtele a terminé le vélo juste derrière moi.

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photo par Nick Latouche

Dès le début du vélo j’ai laissé Paul Matthews prendre les devants pour ne pas trop dépenser de l’énergie au début du vélo comme l’année dernière. Au début de la 117 j’ai pris la tête en encourageant Matthews pour que l’on prenne du temps aux autres triathlètes. Par contre j’ai constaté (avec la moto avec les écarts sur un tableau) que je lui prenait du temps. Sanders m’a dépassé à environ 40-45 km et m’a encouragé. Ensuite Chris Leiferman m’a ensuite dépassé dans le chemin Duplessis et Trevor Wurtele a terminé le vélo juste derrière moi.

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Fin du vélo; Sanders est plusieurs minutes devant, Chris Leiferman n’est pas très loin devant moi et Trevor Wurtele est tout juste derrière moi.

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Peu de temps après la transition, Trevor me dépasse, j’essaie de m’accrocher pour quelques instants mais sans succès. Trevor terminera en deuxième position.image4image1

Les crampes à l’estomac me font souffrir mais je tente de m’accrocher à ma 4e position.

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Je me fait dépasser par plusieurs personnes au retour du Petit Train du Nord. J’ai vraiment tout donné durant la montée du village pour terminer en 8e position et ainsi faire partie du « prize money » mais Jarrod Shoemaker m’a dépassé juste avant la descente.

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« To give anything less than your best, is to sacrifice the gift. »

  • Steve Prefontaine

C’est la saison de la musculation!

Devrait-on faire de la musculation ou non? Là est la question!

Oui! Et en ce moment c’est la saison pour faire de la musculation. Bien que l’on préfère tous nager, rouler et courir que de lever des dumbells en compagnie de « chest-bras » qui se regardent dans la miroir, si vous voulez performer cette été vous devez passer du temps dans la salle de muscu.

Mais je vais pas devenir trop musclé et être trop lourd pour courir vite? Non. La musculation fait parti de l’entrainement des meilleurs triathlètes de tous les temps comme Marc Allen, Dave Scott et Paula Newbie-Fraser et même les meilleurs coureurs comme Mo Farah font de la musculation.

Notre fondation c’est notre CORE! Peu importe le sport que l’on pratique, avoir un bon core est essentiel. C’est ce qui nous permet de maintenir une position horizontale en vélo et de ne pas bouger de gauche à droite même lorsque l’on fait des intensités et c’est ce qui nous permet de maintenir un tronc droit en course à pied. Lorsque je parle du core, je ne parle pas seulement du « 6-pack » mais surtout des petits muscle stabilisateurs qui travaillent lorsque l’on fait la planche avec les pieds sur un gros ballon. C’est ces petits muscles qui sont si importants en triathlon, les abdos, c’est juste pour le show! 😛

Un mouvement bien exécuté est mieux que 100 000 mouvements mal exécutés. Ça ne sert à rien de faire un exercice si vous n’êtes pas concentré à 100 % et si vous ne vous appliquez pas. Assurez vous de faire les exercices devant un miroir pour vous assurez que vos hanches et vos épaules sont à l’horizontal et contractez votre core et vos fessiers. Si vous ne vous appliquez pas à faire les exercices correctement vous ne bénéficierez pas des exercices et vous risquez de vous blessez.

être flexible, c’est possible! Ce n’est pas parce que l’on fait de la musculation que l’on doit se limiter dans l’amplitude de nos mouvements et dans note flexibilité. Assurez vous d’effectuer chaque mouvement avec une amplitude complète. Par exemple, la plupart des gens ne descendent pas assez lorsqu’ils font des squats. Il est important de continuer le mouvement jusqu’en bas pour pouvoir travailler les fessiers. C’est aussi bénéfique de faire des étirements et du yoga de temps en temps pour continuer à avoir une bonne rotation et traction en natation et une bonne foulée en course à pied. La grande majorité des triathlètes ne sont pas assez flexibles du haut du corps ce qui les empêche d’avoir une bonne traction et d’étirer leur bras au maximum pour tirer le plus d’eau possible à chaque traction.

Bon entraînement!

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Demi Esprit Montréal

Samedi dernier avait lieu le championnat national longue distance à Montréal. Toutefois, cela ressemblait d’avantage à un championnat provincial, parce que la grande majorité des triathlètes étaient Québécois.

L’entrainement avant cette compétition avait été plutôt difficile parce que j’ai recommencé l’Université cette semaine là et toutes les piscines de Montréal étaient soit en réparation ou le bain libre était pendant mes cours. J’ai seulement pu nager le jeudi et le vendredi avant la course donc je me sentais pas très bien en natation. Aussi, malgré quelques bonnes semaines d’entrainement en course à pied après le 70.3 Timberman j’ai commencé à avoir mal au tibia donc je n’étais pas certain de participer au triathlon.

Le matin du triathlon on peut seulement s’échauffer 2 minutes avant le départ alors que je suis habitué de nager 20-30 minutes pour m’échauffer. Je me sens définitivement pas réveillé alors que le coup de fusil est donné et je peine à suivre Pierre-Marc Doyon dans l’eau. Après 1500m je commence à retrouver mon « feeling » dans l’eau mais c’est un peu trop tard et je sors à environ 40 secondes de PM.

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J’ai une bonne transition et après quelques tours je suis déjà derrière PM et Jérôme Bresson, qui est un tour de retard. La vitesse me convient bien et je pousse aux alentour de 300-305 watts tel que prévu. J’essaie de m’échapper en accélérant après un virage mais je ne suis pas capable de semer Jérôme et PM. Je remarque par contre qu’à chaque virage je perds un peu de temps et dois fournir un plus gros effort pour rester près de Jérôme et PM donc j’essaie de prendre le virage en restant dans mes barres au lieu de mettre mes mains sur mes cocottes. Je n’arrive pas à tourner assez et je me retrouve dans le gazon et je dois freiner de toutes mes forces pour pas foncer sur le mur de béton. Je dois donc débarquer de mon vélo, me pencher pour passer sous une banderole et reprendre ma vitesse pour essayer de les rejoindre. J’étais vraiment frustré mais je devais rapidement reprendre mes esprits pour ne pas faire une autre erreur stupide et ne pas pousser trop de wattage en essayant de reprendre le temps perdu.

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photo de 10-21-42 km

Je ne peux finalement pas rejoindre PM et je pars en course à pied à environ 1 minutes derrière lui. Pour la première fois, je décide de prendre 10 secondes pour mettre des bas pour ne pas avoir d’ampoules et je décide de mettre des souliers avec un peu plus de support (Skechers GoRUN 4) pour avoir moins mal au genou en débutant la course à pied. J’ai tout de même un peu mal au genou mais la douleur est vraiment moins intense comparativement à mes derniers 70.3s. Au premier tour j’ai l’impression de me rapprocher de plus en plus de PM mais après le premier tour il commence à me prendre du temps. Je termine deuxième en 4:01:50, pas trop loin de mon objectif de sub-4 h mais étant donné que les conditions n’étaient pas idéales avec le vent de face sur la longue section du circuit Gilles-Villeneuve et la pluie je suis tout de même satisfait. Pierre-Marc était tout simplement plus fort que moi et ce, dans les trois disciplines. Charles Perreault complète le podium.

Félicitations à tous les participants!!

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Voici un vidéo de la course:

Ma dernière course de l’année est le 70.3 de Silverman dans le Nevada. J’ai très hâte de à cette course et j’ai aussi hâte à l’hors-saison! 🙂

Alimentation la veille de la compétition

La veille d’une compétition, il est important de faire le plein de glucides pour avoir suffisamment de glycogène dans nos muscles afin de bien performer. Ce n’est pas seulement le déjeuner précédant la course et le dernier souper avant la compétition qui sont importants. Il faut s’assurer de manger tout au long de la journée des aliments qui nous conviennent et que l’on peut bien digérer. Contrairement à ce que certaines personnes croient, il n’est pas nécessaire de manger un gros plat de spaghetti la veille de la compétition. En fait, on ne doit pas nécessairement manger des pâtes, puisque du riz, du quinoa, du couscous, du pain et une pomme de terre sont aussi des sources de glucides adéquates. Tout ce qui importe c’est que vous mangiez un repas que vous aimez, que vous allez bien digérer et qui est facile à cuisiner ou à se procurer afin que vous puissiez manger votre repas pré-course avant chaque compétition peu importe où vous compétitionnez.

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Jan Frodeno

pâtes

Gwen Jorgensen

Riz avec légumes, source de protéine et fromage

Helle Fredricksen

pâtes avec poulet et légumes

Caroline Steffen

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Frederik Van Lierde

riz blanc avec ketchup

Michael Lovato

Il mange une grande quantité de pizza deux jours avant la compétition pour faire le plein de glucides.

La veille de la course, il ne mange pas différemment, mais il soupe plus tôt qu’à l’habitude (environ 17 :00). Il mange habituellement des pâtes avec une sauce aux tomates et son souper contient environ 1 000 calories. Il mange des M&M’s et/ou des biscuits en soirée.

Mary Beth Ellis

Déjeuner : œufs et légumes

Collation : fruits

Dîner : Sandwich et salade

Souper : œufs et légumes

Chris Lieto

Tout dépendant comment il se sent la veille de la compétition, Chris Lieto mange du poulet, du brocoli, du pain, du riz et/ou de la pizza.

Julie Dibens

Julie Dibens mange plus deux jours avant la compétition, mais elle mange autant qu’à l’habitude la veille de la course, car elle ne veut pas se sentir pleine.

Déjeuner : Bagel (1/2 avec beurre d’arachide et ½ avec fromage à la crème)

Dîner : Sandwich

Souper : Riz, patate douce et protéine (viande ou poisson)

Linsey Corbin

Linsey Corbin mange beaucoup en avant-midi et au dîner, mais elle mange moins au souper. Elle s’assure ainsi de faire le plein de glucides et peut bien dormir sans être incommodée par un ventre trop plein.

Déjeuner : 3-4 œufs, avocat, salsa, pain, café, patates et occasionnellement une pâtisserie

Collations (tout au long de la journée) : yogourt, granola, beurre d’arachide et confiture, mélange de noix et de fruits séchés, pretzels

Dîner : Sandwich à la dinde avec pain aux grains entiers, fromage Suisse et  avocat, légumes, croustilles, fruit, biscuits aux brisures de chocolat

Souper : Poitrine de poulet, patate douce avec fromage cottage, légumes grillés, quinoa et chocolat noir

Joe Gambles

Joe Gambles s’assure de limiter sa consommation d’aliments avec beaucoup de fibres 48 heures avant le triathlon afin de ne pas être incommodé par des douleurs aux ventres durant la compétition.

Il mange beaucoup de riz et de pommes de terre. Également, ce triathlète mange souvent de la crème glacée Ben & Jerry la veille de la course !

Heather Wurtele

Souper : purée de pommes de terre, patates douce, carottes et rutabaga, épinard et poisson, boisson sportive et électrolytique et beaucoup d’eau

Amanda Lovato

Elle mange un gros déjeuner et mange moins au dîner et mange très peu au souper.

Souper : Shake protéiné avec 2 bananes et beurre d’amandes (elle préfère consommer des aliments sous forme liquide)

Matty Reed

Déjeuner : pain et œufs

Dîner : Sandwich et salade

Souper : Pizza hawaïenne (jambon et ananas), salade grecque, boisson protéinique et biscuit ou sandwich à la crème glacée

Sarah Groff

Olympienne aux Jeux Olympiques de 2012

Souper : Pizza sans fromage avec pesto, prosciutto et légumes

Rasmus Henning

Vainqueur triathlon Abu Dhabi 2012 et Olympien

Souper : Poisson (il ne digère pas bien la viande rouge), riz et pain pita

Mirinda Carfrae

Championne du monde Ironman 2012

Souper : riz avec poulet et sauce tomate

T.J. Tollakson

Souper : filet mignon, patate douce avec beurre et cassonade, pain avec beurre, riz brun avec beurre et gâteau aux carottes

Heather Jackson

Heather Jackson ne mange pas d’aliments à base de farine (ex. muffin, pain, pâtes)

Souper:

Salade d’épinard avec piments, carottes, champignons, oignions, poids mange-tout, tomates et vinaigrette à base de yogourt

Steak ou poitrine de poulet, grosse patate douce avec cassonade

Ben Hoffman

Ben Hoffman mange un déjeuner comme souper.

Souper : Gaufre à la farine de Sarazin, yogourt nature, beaucoup de fruits, beurre d’amande et sirop d’érable et œufs brouillés

Meredith Kessler

Souper: Salade avec tomates, concombres et vinaigrettes aux tomates

Poitrine de poulet grillé et patate douce, coupe de beurre d’arachide au chocolat noir Reese’s  

Chris « Macca » McCormack

Champion du monde Ironman

Souper : Lasagne (Macca est superstitieux et mange toujours ce repas la veille des compétitions)

Michael Raelert

Champion mondial 70.3

Trois jours avant la compétition, il mange beaucoup d’aliments riches en glucides tels que des nouilles, du riz et de la pizza.